L’ours polaire au Spitzberg : où et quand l’observer

10 octobre 20263 min de lecturePar Latitude Blanche

Voir un ours polaire dans son milieu naturel, c'est le rêve de beaucoup de voyageurs qui partent au Spitzberg. L'archipel est l'un des meilleurs endroits au monde pour l'observer, mais une rencontre ne se commande pas : voici ce qu'il faut savoir pour mettre toutes les chances de son côté, dans le respect de l'animal.

Le roi de l’Arctique en quelques chiffres

L'ours polaire est le plus grand carnivore terrestre. Un mâle adulte pèse le plus souvent de 350 à 600 kilos et peut dépasser 2,5 mètres de long ; les femelles sont environ deux fois plus légères. Une fourrure épaisse et une couche de graisse de plusieurs centimètres le protègent du froid ; sous ses poils, sa peau est noire.

Lors du dernier grand recensement, en août 2015, les chercheurs ont estimé à environ 260 le nombre d'ours présents sur le Svalbard même, et à près de 1 000 en comptant la banquise au nord de l'archipel. La population de la mer de Barents, que se partagent la Norvège et la Russie, compte environ 3 000 ours. Au Svalbard, l'espèce est intégralement protégée depuis 1973.

Un chasseur qui vit sur la banquise

L'ours polaire se nourrit surtout de phoques, en particulier du phoque annelé et du phoque barbu, qu'il guette au bord des trous de respiration ou surprend sur la glace. La banquise est son terrain de chasse : c'est pourquoi on le rencontre le plus souvent là où la glace de mer touche la côte, ou en lisière de la banquise dérivante.

C'est aussi un excellent nageur, capable de passer de longues heures dans l'eau d'une plaque de glace à l'autre. Contrairement à une idée répandue, il n'hiberne pas : seules les femelles gestantes passent l'hiver dans une tanière, où naissent les oursons. Nous vous racontons tout cela dans notre article « L'ours polaire n'hiberne pas ».

Quand partir pour voir des ours ?

Au printemps, en avril et en mai, la banquise est encore présente le long des côtes et dans certains fjords : les ours chassent activement près des rivages, et les mères sortent avec leurs oursons nés pendant l'hiver. C'est la saison de notre voyage Printemps polaire au Spitzberg.

En été, la glace recule vers le nord et l'est, et les ours la suivent ou restent à terre jusqu'au retour des glaces. En août, notre voyage Soleil de minuit au Svalbard pousse jusqu'au Nordaustlandet et à la lisière de la banquise, où l'on a de bonnes chances d'en apercevoir. À l'automne, les observations sont plus rares. Aucune rencontre ne peut être garantie : c'est la nature qui décide. Pour comparer les saisons, voyez notre guide Quand partir au Spitzberg ?

Une observation à bonne distance

Depuis 2025, la réglementation du Svalbard impose de rester à au moins 300 mètres d'un ours polaire, et à 500 mètres du 1er mars au 30 juin. Ces distances protègent les animaux, en particulier les mères et leurs petits, et garantissent aussi la sécurité de tous. Tous les détails sont dans notre article sur la réglementation du Svalbard.

Quand un ours est repéré depuis Polarfront, on l'observe depuis le pont, en silence, le temps qu'il faut. Avec 12 passagers seulement, chacun trouve sa place au bastingage. À terre, nos guides vérifient chaque site avant de débarquer et emportent les moyens de dissuasion qu'exige la loi au Svalbard.

Bien se préparer

Une bonne paire de jumelles (8x42 ou 10x42) est indispensable : à 300 mètres, c'est elle qui vous fera vivre la rencontre. Pour la photo, un téléobjectif de 300 à 600 mm permet de beaux portraits ; un multiplicateur peut aider au printemps, quand la distance minimale passe à 500 mètres.

Et surtout, il faut de la patience. Le Spitzberg réserve bien d'autres rencontres : morses, rennes du Svalbard, renards polaires, phoques et oiseaux marins par milliers. Chaque voyage est différent, et c'est ce qui fait sa magie.

VOUS RÊVEZ DE VOIR UN OURS POLAIRE ?

Printemps polaire au Spitzberg

Soleil de minuit au Svalbard

Échappée automnale au Svalbard

Lumières d’automne au Svalbard

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