Facilement reconnaissable grâce à ses pattes courtes et sa tête arrondie, cette sous-espèce de renne est endémique de l’archipel du Svalbard où elle vit depuis près de 5 000 ans. Ses ancêtres sont probablement arrivés ici à la fin de la dernière glaciation et ont évolué indépendamment de leurs cousins eurasiatiques.
Une fourrure épaisse, un corps ramassé ainsi que de larges sabots permettent au rennes du Spitzberg d’être parfaitement adapté au climat rigoureux de l’arctique. Sa fourrure est de couleur brun-clair l’été et presque blanche l’hiver. Ses bois poussent au printemps et tombent en hiver. Une mauvaise vue contraint le rennes du Spitzberg à s’approcher, souvent jusqu’à une vingtaine de mètres voire moins, sous le vent, pour identifier l’intrus grâce à son odorat. En juin a lieu la naissance d’un seul veau par femelle. C’est à cette période que vous aurez le plus de chances d’observer les bébés aux côtés de leur mère.
La population de rennes du Spitzberg a été presque totalement massacrée par la chasse avant 1920. Depuis que leur protection a été actée en 1925, leur nombre a crû jusqu’à environ 10 à 12 000 têtes. Les populations des différentes régions sont relativement indépendantes et restent sur leur territoire respectif, des barrières naturelles (glaciers, chaînes de montagne, fjords) limitant la migration d’une région à l’autre.


